Trop de temps et, depuis, la cloche a sonné.
On se croit immobiles
On se croit éparpillés
Mais même les rêves papiers jamais ne se chiffonnent
Pieds dans la pierre
Pieds dans la pierre
Pieds dans la pierre
Trop de temps
On attend que la cloche ait sonné.
Pieds dans la pierre
Pieds dans la pierre
Pieds dans la pierre
Et vient le moment
Du grand tremblement
Celui qui fissure
Celui qui libère
Celui qui fait naître
Les choix mangés par la glace
Pieds dans la pierre
Pieds dans la pierre
Pieds dans cette pierre
Qui n'est plus que gravier.

Comme le raisin qu'on écrase forme le vin ...
RépondreSupprimerLa pierre se transforme en cailloux, obsession de ceux qui creusent...
Abbaye d'Aulne ?
RépondreSupprimerL'obsession est bien marquée par la répétition d'un même vers.
Un texte (à relire) qui fait son chemin peu à peu. Deux beaux commentaires aussi.
RépondreSupprimer@ Marcel : il s'agit des ruines du Minard Castle, vues de l'intérieur. Ces ruines, splendides et isolées, se tiennent au creux d'une crique sur la côte Sud de la péninsule de Dingle, en Irlande. Un endroit coupé du monde, où l'on pourrait rester des heures, bercés par le vent et le murmure de l'océan.
RépondreSupprimerhttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4a/Minard_Castle.jpg
Merci à tous pour votre passage dans ce coin u peu délaissé. :-)
Il faut lancer des pavés, pas des petits cailloux.
RépondreSupprimerVirginie, as-tu pu enfin extirper tes pieds de la pierre ?
RépondreSupprimerça me touche...
RépondreSupprimerMerci
Les pieds ne sont plus dans la pierre et le temps passe vite.
RépondreSupprimerJe repasse ici bientôt. Quand j'aurai remis mes mots en liberté. ;-)