Revenir de mes instants loin, très loin d'ici, de la lumière des grands lacs, des chaînes aux noms barbares, des autoroutes trop grandes pour y vivre, des regards rutilants et mécaniques, des sourires larges, des facilités si difficiles, des granges feu, des espaces si étendus qu'on n'y mettra même pas les pieds...
Se remettre à jour et décaler le décalage horaire.
Il était temps. Il était temps?
SPICY RIVER
RépondreSupprimerPas à s'inquiéter
Du temps qu'il ne fait
Presque plus
L'aurore se charge
D'escorter les éboueurs
Du tri collectif
Abrasions létales
Parfumées au jasmin
Lésion vitale
Au sourire romarin
Ce texte me touche beaucoup. Quelqu'un que j'aime est parti au loin, a le mal du pays. Je voudrais sauter dans le premier avion. Mais nos décalages, horaires risquent de ne jamais se rencontrer ...
RépondreSupprimerSe décaler le dos aussi, de s'être trop longtemps fait porter dans des engins volants trop étroits. Dérouler un nouvel horaire. S'étirer la vision de la vie. En même temps que le dérouillage des jambes... et des bras... et des mains qui tiennent plumes et pinceaux.
RépondreSupprimerPeut-être qu'après VDLNote, Bébert désignera un décaleur..
RépondreSupprimerChouette texte !
en revenant pas "très loin d'ici", laisser la houle des images se calmer, réhabituer les sens à l'ancienne demeure, digérer les grands éclats d'horizon et la clarté des "les granges feu" tranquillement...
RépondreSupprimerCela donne envie en tout cas !